Les statues ont-elles des états d’âme ? Sont elles capables de dialoguer entre elles ? Avec leur public ?

J’aime bien l’imaginer quand je visite un musée ou déambule sur un site au riche patrimoine, toujours avec un petit appareil photo  dans la poche. La photographie « déambulatoire » est  à la fois une éducation du regard et une porte vers l’imaginaire, où le cocasse et le farfelu sont bienvenus.

Prérequis : des statues, un appareil photo (même un smartphone), un esprit vagabond.
D’un point de vue technique, le sujet est en général peu farouche et adore poser : tentez la priorité ouverture.
Mais surtout : bougez, tournez autour du sujet, avancez, reculez, cherchez la lumière, la mise en valeur des volumes et … soudain, comme quand le rideau s’ouvre, une scène apparaît. Et les statues pensent,  parlent,  papotent  …

Ne laissez pas passer ce moment fugace : shootez. Et mémorisez dans votre cerveau la scénette (ne comptez pas sur les EXIF !).

Parfois la situation parle d’elle-même …

Mais parfois, l’intention du photographe est moins directement compréhensible. Alors il faut aider le futur « lecteur ». On peut alors ajouter un texte dans une bulle, comme pour une BD, et tout devient clair (du moins l’auteur le suppose).

Exemple : Une photo avec la scène encore dans le cerveau fécond du photographe :

Puis la photo avec ce qu’il avait en tête …

Bref, à chacun d’affuter son regard, d’inventer son histoire, à partager entre amis.

Pour ajouter les bulles, on peut travailler sous Photoshop, mais aussi sur Powerpoint ou Impress de Libre Office à partir d’une capture d’écran. Si c’est une photo au smartphone , c’est facile avec Snapseed ou une appli spécifique comme Phobble par exemple. Il y a même des applications en ligne comme Superlame.

Amusez vous avec vos photos !

Ci après une  vidéo de la petite présentation du Mercredi 22 novembre.

 

 

Marc Fourrier